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ÉDI-S3E1 | Se préparer à l’hiver au Québec : vêtements, bottes et voiture
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L’automne commence à peine. Les feuilles changent de couleur, les journées raccourcissent et, pour plusieurs nouveaux arrivants, une petite question commence à se glisser dans les conversations : est-ce que je suis vraiment prêt pour l’hiver au Québec?

Parce qu’ici, sortir en janvier ne consiste pas toujours à enfiler un manteau et à fermer la porte derrière soi. Il faut parfois vérifier la météo, choisir les bonnes bottes, retrouver les mitaines, déneiger la voiture et découvrir, une fois dehors, qu’on aurait vraiment dû mettre une paire de bas plus chauds.

Dans cet épisode de Balado ÉDI, Suzie et Marie-Ève proposent donc de commencer la préparation avant les premiers grands froids. Leur idée est simple : l’hiver reste l’hiver, mais il devient beaucoup plus facile à vivre lorsqu’on possède les bons vêtements, les bonnes bottes et quelques bons réflexes.

N’attendez pas la première tempête pour ouvrir la garde-robe

La préparation à l’hiver commence souvent à un endroit très simple : la garde-robe.

Avant d’acheter quoi que ce soit, faites l’inventaire de ce que vous avez déjà. Les manteaux sont-ils encore à la bonne taille? Les bottes sont-elles en bon état? Les enfants ont-ils grandi depuis l’hiver dernier? Est-ce que les mitaines ont mystérieusement perdu leur partenaire pendant l’été?

Pour les familles avec des enfants, cette vérification est particulièrement utile. Un habit qui allait parfaitement au printemps précédent peut être devenu trop petit quelques mois plus tard. L’objectif est aussi de conserver assez d’espace sous le manteau pour ajouter une couche de vêtements lorsqu’il fait plus froid.

Cette préparation précoce évite surtout de devoir chercher des bottes ou un pantalon de neige à la dernière minute, au moment où tout le monde vient soudainement d’avoir la même idée.

Pour une personne qui découvre le climat d’ici, comprendre les saisons fait aussi partie de l’adaptation. Balado ÉDI propose d’ailleurs un aperçu du climat et des quatre saisons au Québec.

Le secret du confort : penser en couches

Un énorme manteau n’est pas automatiquement synonyme de confort absolu.

Suzie et Marie-Ève insistent beaucoup sur la superposition des vêtements. Plusieurs couches permettent d’adapter sa tenue selon la température, le vent, l’activité prévue et le temps passé à l’extérieur.

Le principe est pratique. On peut commencer avec une couche près du corps, ajouter un chandail ou un vêtement chaud, puis terminer avec un manteau qui protège du froid et du vent. Si la température monte ou qu’on entre dans un autobus, un commerce ou un bâtiment chauffé, il devient aussi plus facile d’enlever une couche.

L’épisode rappelle également l’importance de ne pas choisir un manteau tellement ajusté qu’il devient impossible de porter un chandail supplémentaire dessous.

Pour les matières, Suzie et Marie-Ève accordent une place importante aux fibres naturelles, notamment la laine, ainsi qu’au duvet pour certains manteaux. Mais au-delà du choix précis du tissu, leur message principal demeure très concret : rester au chaud signifie aussi éviter de rester humide et pouvoir adapter ses vêtements aux conditions.

Et si votre premier réflexe en ouvrant la porte est de déclarer qu’« y fait frette », vous venez peut-être déjà d’apprendre une expression très québécoise.

Tuque, bandeau et mitaines : les petits détails qui changent tout

Le manteau attire beaucoup l’attention, mais il ne travaille pas seul.

La tête, les oreilles et les mains doivent aussi être protégées. Au Québec, le bonnet d’hiver est généralement appelé une tuque. Le mot devient vite familier quand on vit ici et il est même au cœur de l’expression « attache ta tuque ».

Suzie et Marie-Ève reconnaissent toutefois qu’une tuque n’est pas toujours compatible avec toutes les coiffures. Un bandeau chaud ou des cache-oreilles peuvent alors offrir une solution pratique, selon les conditions et les préférences de chacun.

Pour les mains, les animatrices préfèrent les mitaines aux gants lorsqu’il fait très froid. Dans une mitaine, les doigts restent regroupés plutôt que séparés individuellement.

Elles proposent également une petite astuce pour les journées particulièrement froides : les chauffe-mains, ces petits sachets que l’on active et que l’on peut glisser dans ses mitaines.

L’objectif n’est pas de transformer chaque sortie en expédition polaire. C’est plutôt d’éviter que dix minutes à attendre l’autobus deviennent les dix minutes les plus longues de votre semaine.

Les bottes d’hiver : la semelle avant le défilé de mode

S’il y a un achat sur lequel Suzie insiste particulièrement, ce sont les bottes.

En hiver, une belle botte qui glisse sur chaque plaque de glace perd rapidement une partie de son charme.

Une bonne semelle avec une adhérence adaptée aux conditions hivernales est donc un élément à surveiller. Des dispositifs antidérapants amovibles peuvent également être utiles lorsque les trottoirs sont glacés.

La hauteur de la botte compte aussi. Une chaussure qui s’arrête à la cheville peut convenir à certaines sorties, mais elle devient beaucoup moins agréable lorsqu’il faut marcher dans une accumulation de neige. Dans l’épisode, les animatrices privilégient des bottes qui remontent davantage sur la jambe.

Et puis, il y a l’humidité.

Pour les enfants, Suzie recommande notamment les bottes munies d’un feutre intérieur amovible que l’on peut retirer et faire sécher. Pour les adultes comme pour les enfants, une paire de bas de rechange dans le sac peut également sauver une journée.

Vous avez marché dans de la neige mouillée avant d’arriver au travail? Changez vos bas. Vous avez attendu l’autobus avec les pieds humides? Même réponse.

C’est un petit réflexe qui prend très peu de place dans un sac et qui peut faire une grande différence.

Le confort avant le style, au moins quand il fait vraiment froid

Les bottes d’hiver ne donnent pas toujours la démarche la plus élégante du monde. Comme le résume avec humour l’épisode, on finit parfois par « marcher carré ».

Mais l’objectif est de pouvoir continuer à sortir.

L’hiver peut rendre le quotidien moins spontané. Avant de partir, il faut penser au manteau, aux bottes, au verglas, à la neige devant la porte et parfois au déneigement de la voiture. Pour une personne qui vient d’un climat très différent, cette nouvelle routine peut demander un temps d’adaptation.

Cela ne signifie pas qu’il faut passer plusieurs mois enfermé à attendre le printemps.

Une fois bien équipé, il devient beaucoup plus facile de marcher, de jouer dehors avec les enfants ou de découvrir des activités hivernales. Des événements comme le Carnaval de Québec montrent d’ailleurs une autre facette de la saison : l’hiver peut aussi devenir un espace de découvertes, d’activités et de rencontres.

Le but n’est donc pas nécessairement d’apprendre à adorer chaque tempête. Même des personnes qui ont grandi au Québec trouvent parfois l’hiver compliqué. Il s’agit plutôt d’apprendre progressivement à composer avec lui.

Une paire de bas secs peut valoir son pesant d’or

Un thème revient plusieurs fois dans l’épisode : l’humidité est l’ennemie du confort.

Des bottes ou des bas mouillés peuvent rendre une sortie beaucoup plus pénible. C’est pourquoi Suzie et Marie-Ève recommandent de faire sécher les bottes lorsqu’elles ont pris l’humidité et de garder des bas de rechange à portée de main.

Le même principe s’applique aux vêtements des enfants. Un pantalon ou des mitaines humides au début de la journée risquent d’être nettement moins agréables quelques heures plus tard.

Avant d’acheter un ensemble d’hiver pour un enfant, les animatrices suggèrent aussi de vérifier à quelle saison il est destiné. Certains vêtements vendus pour les périodes plus fraîches conviennent davantage à l’automne ou au printemps qu’aux journées froides de l’hiver.

Autrement dit, « manteau » ne veut pas nécessairement dire « manteau pour janvier ».

La voiture aussi doit mettre ses bottes d’hiver

La préparation ne s’arrête pas à la garde-robe.

Au Québec, les véhicules routiers motorisés immatriculés dans la province qui sont visés par la réglementation doivent être munis de pneus d’hiver conformes du 1er décembre au 15 mars inclusivement. Le gouvernement recommande aussi de ne pas attendre nécessairement le 1er décembre pour les faire installer, puisque les conditions hivernales peuvent arriver plus tôt.

C’est exactement l’esprit du conseil lancé dans l’épisode : « Habille-toi de bonne heure, mais ne te déshabille pas trop vite. »

Suzie et Marie-Ève proposent également quelques objets pratiques à conserver dans la voiture. Suzie garde une petite pelle légère dans son véhicule pendant l’hiver, au cas où elle devrait dégager de la neige autour des roues ou se sortir d’un endroit enneigé.

Marie-Ève, de son côté, garde des câbles de survoltage dans sa voiture. Une batterie peut vous réserver une mauvaise surprise par temps froid, et savoir que l’équipement est déjà dans le coffre est toujours plus rassurant que de le chercher une fois la voiture immobilisée.

La SAAQ recommande par ailleurs de faire vérifier plusieurs éléments du véhicule avant l’hiver, notamment la batterie, les essuie-glaces, le chauffage, le dégivrage, les liquides et les pneus.

Pelle, neige et glace : préparez aussi l’entrée de la maison

Après les vêtements et la voiture vient un troisième terrain d’opération : la maison.

Une bonne bordée de neige peut rapidement transformer une entrée, un escalier ou un stationnement. Dans l’épisode, Suzie rappelle qu’il existe différentes sortes de pelles : certaines sont conçues pour pousser la neige, d’autres pour la soulever ou travailler sur des surfaces plus difficiles.

Pas besoin de constituer un arsenal digne d’une équipe municipale. Il faut surtout choisir l’outil en fonction de ce que vous devez réellement déneiger.

Pour les personnes qui habitent en logement, il vaut aussi la peine de vérifier qui est responsable du déneigement et du déglaçage. Le formulaire officiel de bail du Québec prévoit justement des cases permettant d’indiquer qui assume ces responsabilités pour le stationnement, le balcon, l’entrée, le trottoir, l’allée ou l’escalier. La responsabilité n’est donc pas automatiquement la même dans tous les logements.

Savoir qui s’occupe de quoi avant la première tempête peut éviter beaucoup de confusion lorsque quinze centimètres de neige vous attendent devant la porte le matin.

Préparer l’hiver, c’est surtout enlever les mauvaises surprises

L’hiver québécois demande une nouvelle organisation, particulièrement lorsqu’on le vit pour la première fois.

Il faut apprendre à superposer ses vêtements, reconnaître une bonne botte, protéger sa tête et ses mains, prévoir des bas secs, équiper sa voiture et développer quelques réflexes face à la neige et au verglas.

Au début, tout cela peut sembler beaucoup. Puis les gestes deviennent automatiques. La tuque trouve sa place près de la porte. La pelle reste dans le coffre. Les bottes sèchent le soir. Les pneus sont changés avant que la météo ne décide de vous prendre de vitesse.

Et tranquillement, l’hiver cesse d’être uniquement une série de problèmes à résoudre.

Pour entendre les anecdotes de Suzie et Marie-Ève, leurs conseils et leurs petits secrets pour traverser la saison froide, écoutez l’épisode complet de Balado ÉDI.

Questions fréquentes sur la préparation à l’hiver au Québec

Comment s’habiller pour un premier hiver au Québec?

Privilégiez plusieurs couches de vêtements plutôt qu’une seule couche très volumineuse. Prévoyez un manteau qui laisse assez d’espace pour ajouter un chandail, ainsi qu’une tuque, des mitaines et des bottes adaptées aux conditions hivernales.

Quelles bottes choisir pour l’hiver au Québec?

Recherchez surtout une semelle offrant une bonne adhérence et une botte suffisamment haute pour empêcher la neige d’entrer facilement. Pour les enfants, un feutre intérieur amovible peut être pratique puisqu’il peut être retiré pour sécher.

Qu’est-ce qu’une tuque?

Une tuque est le mot couramment utilisé au Québec pour désigner un bonnet chaud porté en hiver. Le terme fait tellement partie du vocabulaire local qu’on le retrouve dans plusieurs expressions québécoises.

Quand les pneus d’hiver sont-ils obligatoires au Québec?

Pour les véhicules visés et immatriculés au Québec, les pneus d’hiver sont obligatoires du 1er décembre au 15 mars inclusivement. Il peut toutefois être prudent de les installer plus tôt lorsque les conditions hivernales arrivent avant décembre.

Que garder dans sa voiture pendant l’hiver?

Dans l’épisode, Suzie garde notamment une petite pelle légère dans sa voiture, tandis que Marie-Ève recommande d’avoir des câbles de survoltage. Il est également utile de préparer son véhicule avant la saison froide et de vérifier son état général.

Comment préparer les enfants pour l’hiver?

Vérifiez la taille des manteaux, pantalons de neige et bottes avant le début de la saison. Prévoyez assez d’espace pour superposer les vêtements et pensez aux mitaines, à la tuque ainsi qu’à des bas de rechange pour les journées où les pieds deviennent humides.

À retenir

  • Vérifiez les vêtements et les bottes avant l’arrivée des premiers grands froids.

  • Superposez les vêtements afin de pouvoir vous adapter aux conditions.

  • Protégez la tête, les oreilles, les mains et les pieds.

  • Choisissez des bottes offrant une bonne adhérence et faites-les sécher lorsqu’elles sont humides.

  • Gardez des bas de rechange dans votre sac, particulièrement lors des journées de neige.

  • Préparez aussi la voiture : pneus d’hiver, petite pelle et équipement utile en cas d’imprévu.

Le saviez-vous?

Au Québec, la tuque est tellement associée à l’hiver qu’elle a donné naissance à l’expression « attache ta tuque ». Elle signifie essentiellement : prépare-toi, quelque chose d’intense s’en vient.

Ce qui, lorsqu’on parle du premier hiver québécois, est finalement assez bien choisi.

Le saviez-vous ?

Embarquer et débarquer : Au Québec, on dit « embarquer » pour monter dans un véhicule et « débarquer » pour en descendre, peu importe le type de transport. En français standard, ces verbes s'appliquent surtout aux bateaux et aux avions. Ce glissement de sens est très répandu dans la conversation québécoise.

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